Comment utiliser The Wind Master : guide du site

Ce site n’est pas un bulletin : c’est un outil pour décider si vous chargez la voiture. Cinq minutes pour comprendre ce qu’il montre vraiment valent la peine, car les chiffres viennent d’endroits différents et ne se valent pas tous.

Le verdict : on y va ou pas

Sur chaque spot la couleur répond à une seule question : maintenant, avec votre seuil et votre sport, cela vaut-il le déplacement ? Le verdict vient du vent réellement mesuré par les stations, pas de la prévision. Sans mesure réelle récente, il le dit et bascule sur l’estimation du modèle.

Le seuil, c’est vous qui le réglez : un débutant en wing et un kiteur expérimenté n’ont pas la même idée de ce qu’est assez de vent.

D’où viennent les chiffres

Le vent affiché comme actuel vient d’une seule station réelle, pas d’une moyenne entre les sources : la principale si elle a moins de dix minutes, sinon la première disponible à jour. Si toutes sont figées, la valeur est celle du modèle et elle est signalée comme estimation.

Chaque station est nommée sur la page des remerciements : presque toutes appartiennent à des réseaux amateurs et à des particuliers qui publient gratuitement leurs mesures.

Les prévisions : ce qu’elles sont et ce qu’elles valent

Les 48 prochaines heures ne sont pas le modèle brut : elles sont recalculées sur le spot, en corrigeant le modèle avec ce que les anémomètres de cet endroit ont réellement mesuré dans les mêmes conditions, et en apprenant des erreurs passées. Au-delà de 48 heures l’horizon va jusqu’à sept jours, mais là le chiffre sert à choisir le jour, pas l’heure.

Dans le tableau chaque colonne est un modèle différent : quand ils s’accordent vous pouvez y aller, quand ils divergent la journée est incertaine et mieux vaut revérifier le matin.

La pression et les régimes du lac

Sur le lac de Garde le vent thermique ne sort pas de nulle part : l’écart de pression entre le nord et le sud du bassin annonce le Pelèr le matin et l’Ora l’après-midi. C’est à cela que sert le graphique barométrique, et les lignes toutes les six heures aident à situer les horaires.

Les orages

Le vent qui précède un orage arrive avant la pluie et peut passer de cinq à trente nœuds en deux minutes, souvent en tournant complètement. Si une cellule active est à moins de dix kilomètres et se dirige vers le spot, le temps de rentrer est déjà passé.

Se faire prévenir plutôt que revérifier

Vous pouvez recevoir le briefing du matin et une alerte quand un spot s’allume. C’est la seule chose que le site ne peut pas faire seul : regarder à votre place.

Ce que ce site ne fait pas

Il ne décide pas à votre place. Les prévisions sont bonnes mais pas infaillibles, un anémomètre peut être abrité ou déréglé, et aucune donnée ne remplace ce que vous voyez en arrivant au spot. Si le lac dit une chose et l’écran une autre, c’est le lac qui a raison.